Voilà. 6 semaines de route déjà. 2 nuits en pension et 3 en camping. Le reste fût libre, sauvage, improvisé. Une sensation douce que nous partageons avec Gisela, le voyage de rencontres en découvertes.
Une bonne quizaine de km nous attend avant de rejoindre Punta Sabione. Au-delà se trouve l'entrée de la lagune et le Lido pour lequel nous embarquons. Déjà on flaire l'ambiance vénitienne, comme un songe indescriptible... Transfert au Lido pour le Tronchetto, le port de Venise. Nouveau ferry et déjà la place San Marco de loin se distingue... Mais d'abord acheter les billets. Un bateau part à 18h pour Patras en Grèce. Arrivée 36h plus tard. Choisissons de voyager en fauteuil. Les cabines sont vraiment hors de prix. Nous laissons nos sacoches au comptoir. Les gens sont vraiment gentils. En Allemagne cela aurait été difficile: against the rule!
A vélo nous rejoignons l'arrêt du vaporetto. Direction San Marco par le Canal Grande. Un rêve que nous étions encore loin d'imaginer il y a 48h à peine... Place Saint-Marc, déambuler dans les ruelles, enjamber les canaux, retrouver le Rialto. Venise est comme le Taj Mahal: c'est hyper touristique, on est déjà venu cent fois, des images mille fois vues et revues... Et pourtant l'effet magique se reproduit, inlassablement. Grandiose...
Mais déjà l'heure tourne. Achat de provisions pour la traversée et embarquement. Les vélos ficelés dans un coin (transport gratuit!) et nous trouvons notre salon empli de larges fauteuils. Idéal: on peut facilement dormir par terre (pour nous c'est la routine ;-) ) et une large baie vitrée nous dégage l'horizon. Sur le pont nous assistons au larguage des amarres, en plein coucher de soleil pour à nouveau longer Venise la Magnifique. What a day!
lundi 31 octobre 2011
vendredi 28 octobre 2011
Jour 41: Vent arrière
Un des résidents du parking nous prête sa carte: pour rejoindre Venise il faut revenir de 15 km sur nos pas puis bifurquer au SW.
Le vent est calme ce matin mais ne tardera pas à se lever. Départ matinal si nous voulons toucher la lagune ce soir. Traversée du pont à nouveau et un souffle terrible: nous peinons à 12 km/h de moyenne. La lumière est délicieuse mais l'air particulièrement froid et sec, qui descend des montagnes. Rejoindre Trieste au NE aurait été herculéen.
1ère étape et capuccino à Cervignano où nous changeons de cap. A présent c'est tout schuss, vent arrière! On flirte avec les 30 km/h pour un effort normal. Quel pied! Seule difficulté et de taille: nous ne ferons aujourd'hui que des routes à voitures :-( C'est dimanche et les locaux vont sans doute déjeuner en famille et plus tard ils rentreront de week-end. Les routes ne sont pas larges, on se sent frôlés, l'impression de ne pas maitriser notre sécurité... Parfois de brèves voies cyclables. Mais rarement un vélo. Décevant.
En tous cas on trace. Et bien. Pause casse-croute en bord de route. Croisons Famela sur le pas de sa porte. Il nous faut un peu d'eau, elle nous offre le café! Ces Italiens...
Malgré le vent, il nous reste des km à faire et les jambes se font lourdes. J'en profite pour expérimenter une médecine de mon ami Ghanashyam, une sorte de "herbal pain killer", qui fluidifie l'organisme, rend les jambes plus légères etc... Nous nous envolons presque! A Jesolo, charmante bourgade nous prenons les nouvelles: oui, au bout de la lagune, à une vingtaine de km, on trouvera un ferry pour Venise! Dernier tronçon que nous interrompons sur un terrain de foot en guise de campement. Le trafic est terrible (mais que font donc tous ces gens??), la nuit tombe, les espaces libres se font rares au milieu du bétonnage touristique... Nous campons sur un terrain de foot.
102 km au compteur. Record absolu ;-) il est vrai avec un vent arrière exactement sur notre trajectoire. Quelle chance! Demain nous verrons Venise et prendrons le ferry. Mission accomplie.
Le vent est calme ce matin mais ne tardera pas à se lever. Départ matinal si nous voulons toucher la lagune ce soir. Traversée du pont à nouveau et un souffle terrible: nous peinons à 12 km/h de moyenne. La lumière est délicieuse mais l'air particulièrement froid et sec, qui descend des montagnes. Rejoindre Trieste au NE aurait été herculéen.
1ère étape et capuccino à Cervignano où nous changeons de cap. A présent c'est tout schuss, vent arrière! On flirte avec les 30 km/h pour un effort normal. Quel pied! Seule difficulté et de taille: nous ne ferons aujourd'hui que des routes à voitures :-( C'est dimanche et les locaux vont sans doute déjeuner en famille et plus tard ils rentreront de week-end. Les routes ne sont pas larges, on se sent frôlés, l'impression de ne pas maitriser notre sécurité... Parfois de brèves voies cyclables. Mais rarement un vélo. Décevant.
En tous cas on trace. Et bien. Pause casse-croute en bord de route. Croisons Famela sur le pas de sa porte. Il nous faut un peu d'eau, elle nous offre le café! Ces Italiens...
Malgré le vent, il nous reste des km à faire et les jambes se font lourdes. J'en profite pour expérimenter une médecine de mon ami Ghanashyam, une sorte de "herbal pain killer", qui fluidifie l'organisme, rend les jambes plus légères etc... Nous nous envolons presque! A Jesolo, charmante bourgade nous prenons les nouvelles: oui, au bout de la lagune, à une vingtaine de km, on trouvera un ferry pour Venise! Dernier tronçon que nous interrompons sur un terrain de foot en guise de campement. Le trafic est terrible (mais que font donc tous ces gens??), la nuit tombe, les espaces libres se font rares au milieu du bétonnage touristique... Nous campons sur un terrain de foot.
102 km au compteur. Record absolu ;-) il est vrai avec un vent arrière exactement sur notre trajectoire. Quelle chance! Demain nous verrons Venise et prendrons le ferry. Mission accomplie.
lundi 24 octobre 2011
Jours 39-40: Repos et Réflexions à Grado
L'endroit n'est pas parfait mais pourrait être pire: camping sauvage hors saison dans une cité balnéaire encore très touristique n'est pas chose aisée.
Hier soir après avoir longé la plage sous une magnifique lumière et un terrible vent de face, nous trouvons un vaste parking pour mobile-homes. Gratuit car officiellement fermé, il reste l'eau et l'électricité. Déjà bien. Une petite dizaine de ces "oiseaux migrateurs" retraités parquent là. L'un d'eux partage quelques rudiments concernant la (sur)vie ici. Un coin de pelouse pas franchement buccolique suffit à notre bonheur. Il y a un supermarché non loin et hier soir ce fût bombance! Fameux jambon de San Daniele, gnocchi en sauce et délicieux vin de Luciano au menu. Sans doute l'avons-nous mérité ;-)
Le vent souffle vraiment fort dans la région et ça semble parti pour durer... Que faire? On pensait aller en Croatie mais les éléments nous poussent en direction opposée...
Repos quand même et on assiste au coucher du soleil depuis le Bain Thermal et sa grande baie vitrée! Une eau de mer remuante à 32°c: relaxation pure! Douche chaude ensuite. Je réalise malgré tout - en me voyant dans un miroir du vestiaire - que si mes jambes et ma vitalité en général se sont bien améliorés, il reste encore du boulot sur la partie haute du corps, avant de redenir un athlète ;-)
Nous adorons le vélo et même au repos, le besoin de rouler se fait sentir. Mais il faut envisager la suite de notre voyage sous un angle nouveau, et toujours expérimenter les formes modernes de nomadisme.
La Grèce nous attire. On ne sait trop pourquoi d'ailleurs. On décide d'y aller dès à présent. Un ferry fera l'affaire. Recherche sur Internet. Rien depuis Trieste mais ok depuis... Venise! Réflexion en terrasse de café, il faut faire vite, décider. Nous sommes samedi, il est 16h. Un ferry part de Venise le lundi à 17h. Venise est à plus de 120 km. Plan de bataille. Soudain tout s'accélère. Demain nous reprenons la route!
Hier soir après avoir longé la plage sous une magnifique lumière et un terrible vent de face, nous trouvons un vaste parking pour mobile-homes. Gratuit car officiellement fermé, il reste l'eau et l'électricité. Déjà bien. Une petite dizaine de ces "oiseaux migrateurs" retraités parquent là. L'un d'eux partage quelques rudiments concernant la (sur)vie ici. Un coin de pelouse pas franchement buccolique suffit à notre bonheur. Il y a un supermarché non loin et hier soir ce fût bombance! Fameux jambon de San Daniele, gnocchi en sauce et délicieux vin de Luciano au menu. Sans doute l'avons-nous mérité ;-)
Le vent souffle vraiment fort dans la région et ça semble parti pour durer... Que faire? On pensait aller en Croatie mais les éléments nous poussent en direction opposée...
Repos quand même et on assiste au coucher du soleil depuis le Bain Thermal et sa grande baie vitrée! Une eau de mer remuante à 32°c: relaxation pure! Douche chaude ensuite. Je réalise malgré tout - en me voyant dans un miroir du vestiaire - que si mes jambes et ma vitalité en général se sont bien améliorés, il reste encore du boulot sur la partie haute du corps, avant de redenir un athlète ;-)
Nous adorons le vélo et même au repos, le besoin de rouler se fait sentir. Mais il faut envisager la suite de notre voyage sous un angle nouveau, et toujours expérimenter les formes modernes de nomadisme.
La Grèce nous attire. On ne sait trop pourquoi d'ailleurs. On décide d'y aller dès à présent. Un ferry fera l'affaire. Recherche sur Internet. Rien depuis Trieste mais ok depuis... Venise! Réflexion en terrasse de café, il faut faire vite, décider. Nous sommes samedi, il est 16h. Un ferry part de Venise le lundi à 17h. Venise est à plus de 120 km. Plan de bataille. Soudain tout s'accélère. Demain nous reprenons la route!
samedi 22 octobre 2011
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